Il y a quelques semaines, je parlais des enjeux qui, selon moi, seront névralgiques dans les années à venir au niveau de notre société. La pensée critique est, à mon sens, LA compétence à cultiver impérativement à tous les niveaux, afin de naviguer dans la marée d’informations du web et de pouvoir critiquer les réponses que nous servent les IA. C’est ce que j’essaie de transmettre, que ce soit à travers mon cours de veille, dans des discussions avec des amis ou via certaines publications.
Voici une étude intéressante qui explore l’impact de l’utilisation de l’IA sur la pensée critique chez des professionnels du « knowledge work ». Malgré un échantillon limité, les résultats montrent que plus la confiance en l’IA est élevée, moins la pensée critique est sollicitée. Inversement, en l’absence de confiance, la pensée critique s’active davantage. Logique vous me direz, mais cette tendance risque de s’accentuer.
L’une des forces remarquables des IA, c’est leur capacité à convaincre, même lorsqu’elles sont complètement dans le champ gauche. Je crois que dans un avenir rapproché, nous nous orienterons vers une spécialisation des IA, avec notamment la mise en place de mécanismes de validation du corpus d’entraînement, de limitations des hallucinations et d’assurance sur la qualité des informations fournies. Les LLM c’est bien, mais la spécialisation des modèles c’est mieux, autant dans la qualité des réponses qu’au niveau écologique.
Bref, je vous invite à prendre connaissance de ce papier qui met la table pour revoir la façon dont nous utilisons notre esprit critique avec l’IA : lien de l’étude.
PS : Je n’ai pas demandé de résumé à l’IA, j’ai bel et bien lu le document en entier.
Publié d’abord sur LinkedIn.
