« Je ne sais pas. »
« Je ne comprends pas. »
« J’ai besoin d’aide. »
« Je me suis planté. »
Des phrases que j’ai appris à dire beaucoup trop tard.
Pourquoi? Probablement un mélange d’égo, de vouloir prouver quelque chose, de sembler en maîtrise. Pour ensuite pédaler comme un débile pour livrer quand même. Ça vous dit quelque chose? Fake it till you make it…
Il y a sûrement aussi une couche sociale là-dedans, qu’on ne peut pas ignorer. Un homme, ça doit être fort, pourvoyeur, pas trop émotif. Un directeur, ça doit avoir l’air en contrôle, même quand il croule sous la charge de travail ou que son stress est dans le tapis. On absorbe ça pendant des années sans trop s’en rendre compte.
Ce qui est libérateur, c’est quand on commence à s’ouvrir. On réalise rapidement qu’on n’est pas si différents. Que les autres vivent pas mal les mêmes affaires, mais on ne fait juste pas s’en parler.
Sinek a une idée que j’aime : viser à être la personne la moins « savante » dans une pièce. Pas par fausse modestie, mais parce que c’est là qu’on apprend le plus. Nos collègues pensent souvent la même chose que nous, ils ont les mêmes questions, mais ils attendent juste que quelqu’un le dise en premier.
Aujourd’hui, j’essaie de dire ces phrases rapidement. De demander de l’aide quand j’en ai besoin. De dire clairement quand je ne comprends pas quelque chose. C’est tellement plus efficace et tellement moins épuisant que de se gonfler le chest et faker. En plus, ça aide tellement au niveau de la collaboration dans les équipes!
Bref, j’assume pleinement (du moins j’essaie) mon côté imparfait et humain.
Publié d’abord sur LinkedIn. Photo : visuals, Unsplash.
