On parle souvent de valeur comme d’un concept simple : « ce que vaut un objet, son prix en argent ». Pourtant, derrière cette définition se cache quelque chose de bien plus complexe. La valeur, c’est une affaire de marché, mais surtout une affaire individuelle. Ce qui est inestimable pour l’un peut être insignifiant pour l’autre : « one man’s trash is another man’s treasure ». Le contexte y est pour beaucoup.
Si l’on reprend l’exemple classique d’une bouteille d’eau : dans le désert, c’est un trésor; dans notre salon, c’est de la pollution. Cette élasticité du prix et de la perception est fascinante.
Ma réflexion est née de la rétrospective annuelle de Spotify. J’ai écouté 39 540 minutes de musique cette année (soit 27 jours en continu). Mon coût de l’heure est d’un gros 23 cents. Pour quelqu’un qui a grandi avec les cassettes et les CD, où je dépensais des centaines de dollars par an pour venir garnir mes racks à CD, c’est juste incroyable.
Aujourd’hui, pour une fraction de ce prix, j’ai accès à une bibliothèque illimitée. Certes, je ne suis pas propriétaire de ma musique et la redistribution aux artistes est questionnable, mais gardons ceci pour une autre publication…
Si je reviens au concept de valeur, pour moi, ce service est disproportionnellement précieux. Personnellement, je serais prêt à payer des centaines de dollars par mois pour ce genre d’accès à une bibliothèque infinie. D’autres ne veulent pas dépenser une cenne et préfèrent les publicités.
Alors, qu’est-ce qui détermine vraiment la valeur? Ce que ça coûte… ou ce que ça nous apporte? C’est ici que le concept de « dynamic pricing » entrera probablement en jeu, dans les prochaines années…
Publié d’abord sur LinkedIn. Photo : Mick Haupt, Unsplash.
