Tag: adoption

  • IA : quand les gains individuels ne deviennent pas organisationnels

    IA : quand les gains individuels ne deviennent pas organisationnels

    Ce qui est incroyable dans la phase actuelle avec l’IA, c’est qu’on peut générer plus d’idées, plus de concepts, plus de maquettes et même un MVP fonctionnel, en quelques heures.

    L’enjeu, c’est quand on veut que ça dépasse l’usage perso.

    Je suis moi-même dans ce bateau. J’ai des projets assez complexes dans Claude : plusieurs fichiers, des fichiers de référence, un script qui valide les versions. Ça fonctionne relativement bien pour moi, sauf quelques irritants.

    Ça se corse dès qu’on veut le partager avec un collègue, et ça se complexifie encore plus quand on veut collaborer sur le même projet. La gestion des versions, s’assurer que le « output » reste cohérent peu importe qui l’utilise, c’est exactement là que ça commence à être moins fluide…

    Je crois que c’est souvent à ce moment qu’on abandonne ces projets « cool ». Ça ne scale pas, alors ils se ramassent dans le bas de notre historique et ne vont jamais vraiment plus loin qu’une POC.

    Ça soulève une vraie question : est-ce un gain réel de productivité si ça reste confiné à une seule personne? Ou est-ce juste une optimisation individuelle, isolée, qui ne se propage pas dans le reste de l’entreprise?

    Comment fait-on pour que ces gains-là se pollinisent? Pour que ce qui marche pour une personne devienne un gain organisationnel?

    Je crois qu’on sous-estime grandement cette étape. On parle beaucoup d’adoption de l’IA au niveau individuel, mais très peu de comment on scale ces apprentissages à l’échelle d’une équipe ou d’une entreprise.

    Je suis curieux de savoir comment vous gérez ça dans vos organisations actuellement.

    Publié d’abord sur LinkedIn. Photo : Wolfgang Hasselmann, Unsplash.

  • Expliquer l’IA à une classe de troisième année

    Expliquer l’IA à une classe de troisième année

    « Papa, peux-tu venir parler de ton travail dans ma classe? »

    J’ai évidemment dit oui à mon fils sans trop y réfléchir.

    Ensuite, je me suis demandé comment j’allais expliquer à une classe de troisième année c’est quoi l’intelligence artificielle. Pas si simple.

    Parce qu’expliquer l’IA à des enfants de 8-9 ans, c’est l’exercice « ELI5 », mais en vrai, avec une vingtaine de petits humains. Et laissez-moi vous dire que c’est pas mal plus difficile que de le faire avec des étudiants d’université en tech.

    Avec des enfants, il faut y aller avec des images, des analogies, des exemples simples qui font du sens dans leur monde à eux. Pour garder leur attention, oui, mais surtout pour rendre quelque chose d’hyper complexe compréhensible le plus simplement possible. C’est là le vrai défi.

    C’est là que j’ai réalisé que ce défi avec les enfants, c’est exactement le même que celui que l’on vit chez HalfSerious. Expliquer un concept technique à quelqu’un dans le même rôle que soi, facile! Mais dans la plupart des organisations, quand on introduit de la tech ou de l’IA, on ne s’adresse pas aux experts et aux geeks du bureau. On s’adresse au reste, à la masse, aux gens qui ont un bagage différent, des référents différents et qui ont besoin qu’on leur parle dans leur langue, pas dans la nôtre.

    Le vrai défi, c’est rarement de comprendre la technologie. C’est de la rendre compréhensible. Trouver les bonnes images, les bons exemples. Expliquer les opportunités sans survendre et les risques sans faire peur… Il faut favoriser l’adoption sans la forcer.

    Ici, je parle d’entreprise, mais nous avons un enjeu de littératie technologique à l’échelle de la société. Pas juste pour que les jeunes comprennent cette technologie à 8-9 ans, mais pour qu’ils continuent à s’y intéresser en vieillissant. Pour que les adultes d’aujourd’hui et de demain puissent comprendre ce qui se passe derrière les outils qu’ils utilisent chaque jour. Pas devenir des experts. Juste ne pas être des spectateurs passifs de quelque chose qui va transformer à peu près tout.

    Si les gens ne comprennent pas, comment voulez-vous qu’ils utilisent votre solution ou votre produit? Comment peuvent-ils comprendre pourquoi ça existe vraiment, pourquoi il faudrait l’utiliser ou non, dans quel contexte?

    Des fois, les meilleurs profs, c’est une classe de troisième année.

    Publié d’abord sur LinkedIn.