Je viens de terminer la lecture du livre Ordures, de Simon Paré-Poupart. Une lecture que je recommande à tous, surtout qu’elle se dévore rapidement.
Il y a de ces livres qui te ramènent directement sur le plancher des vaches. C’est non seulement l’histoire d’une personne, mais aussi de toutes celles qu’on croise sans vraiment les voir. Ces gens qui nous débarrassent de ce qu’on ne veut plus voir chez nous, nos déchets.
J’ai particulièrement aimé le passage qui rappelle l’histoire derrière le symbole du recyclage. On oublie que les fameuses trois flèches sont, à l’origine, réduction, réutilisation, recyclage. L’industrie a bien évidemment mis l’accent sur le dernier, nous permettant de nous acheter une conscience collective, tout en consommant autant…
Mais ce que j’ai surtout apprécié, c’est le rappel que ce métier-là, ce n’est pas une job facile. Ça m’a ramené à une époque où je devais grimper dans des greniers l’été pour passer du câblage. Dehors il faisait chaud, mais là-haut, ça tapait le 50 °C+. Tu es détrempé, tu respires mal, tu veux juste en sortir de là OPC. Mais tu le fais, parce que c’est ça la job…
Ce genre de petit bouquin m’a fait sourire, mais surtout, m’a fait réfléchir bien plus que je ne le pensais en l’ouvrant. Merci pour ce partage, Simon.
D’ailleurs, chaque fois que je lis ce genre de témoignage, je me dis : peut-être qu’un jour, j’en écrirai un moi aussi…
Publié d’abord sur LinkedIn. Image : Miroslav Gecovic, Pixabay.








