La hiérarchie de l’initiative : 6 niveaux pour passer en mode solution

Illustration de la hiérarchie de l’initiative

Je suis récemment tombé sur un article de Daniel Debom, qui y décrit un concept qu’il appelle « Helpful Hierarchy ». C’est comme si quelqu’un avait enfin formulé ce que je pensais depuis longtemps. Je parle souvent d’ownership, d’imputabilité et de « système D », sans jamais réussir à l’articuler aussi clairement que lui.

Je l’ai rebaptisée « la hiérarchie de l’initiative » et j’y ai ajouté un 6ᵉ niveau…

  1. Niveau 1 : Identifier un problème… et s’arrêter là.
  2. Niveau 2 : Identifier un problème et ses causes potentielles.
  3. Niveau 3 : Identifier un problème, ses causes et des solutions possibles.
  4. Niveau 4 : Déterminer la meilleure solution parmi les options.
  5. Niveau 5 : Résoudre le problème de manière concrète.
  6. Niveau 6 (mon ajout) : Évaluer l’impact global; est-ce vraiment une priorité ou une distraction? Quel est son niveau de criticité? Et surtout : savoir redescendre au niveau approprié si le contexte l’exige.

Pourquoi ce 6ᵉ niveau? Parce que l’efficacité ne se limite pas à la capacité de résoudre. Elle repose aussi sur la capacité de prioriser, c’est-à-dire de savoir quand un problème mérite notre énergie, quand il faut le déléguer ou quand il vaut mieux le laisser de côté.

Dans la plupart des rôles, le niveau 3 est un strict minimum : on attend d’une personne qu’elle propose des pistes, pas qu’elle se contente de pointer les obstacles.

Pour un gestionnaire débutant, le niveau 5 est un bon point de départ, avec l’ambition d’atteindre le niveau 6. Car c’est là que se jouent les vraies différences. Les leaders ne se contentent pas d’agir, ils savent où concentrer leurs efforts et ceux de leurs équipes.

Je vois ce modèle comme un levier puissant de coaching et de développement. Non pas seulement pour clarifier les attentes ou identifier les forces et les axes de progression, mais surtout pour permettre à chacun, peu importe son rôle, d’adopter une posture en mode solution. L’enjeu n’est plus seulement de résoudre, mais de penser ses actions en termes d’impact et de comprendre comment contribuer là où ça compte vraiment.

Publié d’abord sur LinkedIn.

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Seb Hémond

COO @ HalfSerious | 15+ ans à transformer les opérations sans casser les humains | Pensée critique & IA | Chargé de cours ESG UQAM