Retour au bureau forcé : la mauvaise question

Illustration de l’article sur le retour au bureau

Depuis plusieurs mois, il y a de plus en plus d’entreprises forçant le retour au bureau. Qu’on parle d’un mode hybride 1 à 2 jours semaine, ça passe… mais 5 jours sur 5, really?

La grande question, c’est pourquoi?

  • Est-ce un (faux) besoin de contrôle?
  • Un prétexte de « team building », vraiment?
  • Du lobbying des villes et des chambres de commerce?
  • Une forme de « silent layoffs »?

Personnellement, je ne crois pas qu’imposer un retour au bureau soit la solution. La vraie question à se poser, c’est : comment faire en sorte que le déplacement au bureau apporte réellement de la valeur? Pour l’organisation certes, mais encore plus pour les employés?

Pourquoi, comme individu, aurais-je envie de prendre du temps (et de l’argent) pour aller au bureau, alors que j’ai prouvé depuis des années que je pouvais travailler efficacement à distance? Ce qui m’incite à y aller, c’est que j’y trouve un réel avantage par rapport à rester à la maison. J’y vais pour voir mes collègues, échanger, collaborer différemment, briser la routine… Bref, il faut que ce soit un vrai « plus », sinon je n’y vais pas. Et c’est ça qu’il faut cultiver : comprendre ce qui motive vraiment les gens à venir au bureau.

À mon avis, c’est là que beaucoup se trompent : ceux qui aiment le bureau y vont déjà, ceux qui n’y voient pas d’intérêt sont plus efficaces à la maison. Vouloir forcer tout le monde, c’est risquer de perdre en flexibilité, en motivation et, au final, en engagement.

En bout de ligne, c’est la recette parfaite pour accomplir l’inverse : moins d’engagement, moins de sentiment d’appartenance, et plus de frustration.

Au final, c’est peut-être mieux pour nous, car il n’y aura pas de retour forcé au bureau chez HalfSerious.

Publié d’abord sur LinkedIn. Image : kirill_makes_pics, Pixabay.

Seb Hémond

COO @ HalfSerious | 15+ ans à transformer les opérations sans casser les humains | Pensée critique & IA | Chargé de cours ESG UQAM