Je crois que je vais lancer un mouvement, celui de l’unitasking.
Avec les années, je me rends compte que le multitasking est devenu le symbole de performance. Pourtant, ce n’est pas parce qu’il nous rend plus efficaces : de nombreuses études le démontrent, l’humain n’est pas fait pour faire plusieurs choses à la fois. On le paie en efficacité, en qualité et même en bien-être. Est-ce devenu une espèce d’échappatoire? Une façon de fuir la tâche principale, le moment présent ou simplement l’ennui?
On le voit un peu partout :
- Au boulot, où les fenêtres ouvertes et les notifications nous détournent de ce qui compte vraiment.
- Dans la vie, où texter en conduisant, filmer pendant un spectacle ou manger devant un écran est devenu la norme.
- Dans nos têtes, où l’incapacité à se concentrer sur une seule chose trahit une peur étrange : celle d’être pleinement présent, comme si le vide ou la lenteur étaient devenus insupportables.
Résultat : on est occupé, mais rarement 100 % engagé.
Et si on inversait cette tendance? Et si, au lieu de chercher à tout faire en même temps, on apprenait à tout faire, mais une chose à la fois? À protéger son temps de focus comme un bien précieux. À investir pleinement les moments qu’on choisit de vivre, que ce soit un meeting, une conversation ou même du temps avec soi-même.
L’unitasking, ce n’est pas qu’une question de productivité, c’est une question de présence. C’est faire le choix de ce qu’on fait, à 100 %, sans chercher à s’en évader.
Publié d’abord sur LinkedIn. Image : Harald Lepisk, Pixabay.






