Étiquette : productivité

  • IA : quand les gains individuels ne deviennent pas organisationnels

    IA : quand les gains individuels ne deviennent pas organisationnels

    Ce qui est incroyable dans la phase actuelle avec l’IA, c’est qu’on peut générer plus d’idées, plus de concepts, plus de maquettes et même un MVP fonctionnel, en quelques heures.

    L’enjeu, c’est quand on veut que ça dépasse l’usage perso.

    Je suis moi-même dans ce bateau. J’ai des projets assez complexes dans Claude : plusieurs fichiers, des fichiers de référence, un script qui valide les versions. Ça fonctionne relativement bien pour moi, sauf quelques irritants.

    Ça se corse dès qu’on veut le partager avec un collègue, et ça se complexifie encore plus quand on veut collaborer sur le même projet. La gestion des versions, s’assurer que le « output » reste cohérent peu importe qui l’utilise, c’est exactement là que ça commence à être moins fluide…

    Je crois que c’est souvent à ce moment qu’on abandonne ces projets « cool ». Ça ne scale pas, alors ils se ramassent dans le bas de notre historique et ne vont jamais vraiment plus loin qu’une POC.

    Ça soulève une vraie question : est-ce un gain réel de productivité si ça reste confiné à une seule personne? Ou est-ce juste une optimisation individuelle, isolée, qui ne se propage pas dans le reste de l’entreprise?

    Comment fait-on pour que ces gains-là se pollinisent? Pour que ce qui marche pour une personne devienne un gain organisationnel?

    Je crois qu’on sous-estime grandement cette étape. On parle beaucoup d’adoption de l’IA au niveau individuel, mais très peu de comment on scale ces apprentissages à l’échelle d’une équipe ou d’une entreprise.

    Je suis curieux de savoir comment vous gérez ça dans vos organisations actuellement.

    Publié d’abord sur LinkedIn. Photo : Wolfgang Hasselmann, Unsplash.

  • Le mouvement de l’unitasking

    Le mouvement de l’unitasking

    Je crois que je vais lancer un mouvement, celui de l’unitasking.

    Avec les années, je me rends compte que le multitasking est devenu le symbole de performance. Pourtant, ce n’est pas parce qu’il nous rend plus efficaces : de nombreuses études le démontrent, l’humain n’est pas fait pour faire plusieurs choses à la fois. On le paie en efficacité, en qualité et même en bien-être. Est-ce devenu une espèce d’échappatoire? Une façon de fuir la tâche principale, le moment présent ou simplement l’ennui?

    On le voit un peu partout :

    • Au boulot, où les fenêtres ouvertes et les notifications nous détournent de ce qui compte vraiment.
    • Dans la vie, où texter en conduisant, filmer pendant un spectacle ou manger devant un écran est devenu la norme.
    • Dans nos têtes, où l’incapacité à se concentrer sur une seule chose trahit une peur étrange : celle d’être pleinement présent, comme si le vide ou la lenteur étaient devenus insupportables.

    Résultat : on est occupé, mais rarement 100 % engagé.

    Et si on inversait cette tendance? Et si, au lieu de chercher à tout faire en même temps, on apprenait à tout faire, mais une chose à la fois? À protéger son temps de focus comme un bien précieux. À investir pleinement les moments qu’on choisit de vivre, que ce soit un meeting, une conversation ou même du temps avec soi-même.

    L’unitasking, ce n’est pas qu’une question de productivité, c’est une question de présence. C’est faire le choix de ce qu’on fait, à 100 %, sans chercher à s’en évader.

    Publié d’abord sur LinkedIn. Image : Harald Lepisk, Pixabay.

  • Le ROTI des petites astuces partagées

    Le ROTI des petites astuces partagées

    La semaine dernière, j’ai pris quelques minutes pour enregistrer une vidéo sur la gestion de son calendrier, avec quelques astuces orientées « collaboration ». À ma grande surprise, cette petite vidéo a suscité beaucoup plus d’engouement que prévu dans notre Slack organisationnel.

    Premier constat : on tient souvent pour acquis que tout le monde maîtrise les outils qu’il utilise au quotidien… alors qu’en réalité, la plupart d’entre nous n’exploitent que 5 à 10 % des fonctionnalités (je m’inclus là-dedans avec plusieurs apps). Par contre, quand on prend le temps de bien maîtriser un outil, c’est une super occasion de polliniser ce savoir dans notre organisation.

    Certains pourraient se demander pourquoi je prends le temps de faire ce genre de choses. La réponse est simple : le ROTI (insérer votre acronyme favori ici) est phénoménal pour l’entreprise. Prendre une trentaine de minutes pour augmenter la coordination et la planification, réduire le bruit des communications inutiles, etc. C’est fou l’impact que peuvent avoir quelques bons réflexes partagés.

    En entreprise, on cherche parfois à tout repenser, à implanter de nouveaux outils, alors que parfois, deux-trois petits changements bien ciblés suffisent à faire toute une différence. Devil’s in the details, comme on dit!

    Bref, je vous encourage à partager ce genre d’astuce ou de raccourci qui vous simplifie la vie, c’est souvent là que la vraie valeur s’accumule.

    Publié d’abord sur LinkedIn. Photo : Manasvita S, Unsplash.

  • Le modèle de rémunération à l’heure est brisé!

    Le modèle de rémunération à l’heure est brisé!

    Dans l’industrie du « knowledge work » du moins… Pourquoi continuons-nous à mesurer la valeur du travail en heures plutôt qu’en résultats? Ne devrions-nous pas plutôt récompenser la valeur apportée, les connaissances accumulées ou la capacité à livrer un travail de qualité plus rapidement?

    Je crois qu’il est temps de redéfinir ce que nous considérons comme du travail. Ne mélangeons-nous pas parfois le présentéisme et la productivité? Le temps de réflexion, la veille, la lecture ou même un lunch qui fait évoluer notre pensée fait, à mon sens, partie de notre « travail ».

    Si une personne livre en une heure ce que d’autres réalisent en huit, doivent-elles être rémunérées de la même façon? Que fait celle qui travaille plus rapidement du reste de sa journée? Plus de travail?

    Au final, voulons-nous être efficaces ou plus efficients? En repensant la rémunération, en misant sur la flexibilité et la valeur réelle, nous pourrions encourager une approche plus agile, plus motivante et mieux alignée sur les objectifs de chacun. Ceci aurait pour effet d’encourager l’innovation, la performance et la productivité.

    Bon je sais, je sais, vous allez me dire que ce sont de belles réflexions, mais comment on applique ça dans une entreprise? Il est justement là le défi, car à petite échelle ça se peut, ça se gère, mais comment on « scale » ça?

    Bref, j’ouvre la discussion, car c’est tout un défi!

    Publié d’abord sur LinkedIn. Photo : Hennie Stander, Unsplash.