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  • La contraction du travail : ce gain de vitesse, on va le payer en humains

    La contraction du travail : ce gain de vitesse, on va le payer en humains

    Il y a un an, monter une modélisation financière complexe avec un cabinet de conseil = 1 mois.

    Le même exercice, seul, aujourd’hui = 2-3 heures.

    Mais je termine ces 2-3 heures brûlé raide!

    Avant : une première rencontre. Quelques jours pour recevoir une première version du modèle. Mes commentaires. Quelques jours avant la prochaine rencontre. Une autre version, etc.

    Aujourd’hui, avec l’IA, j’ai retiré ces allers-retours.

    C’est ce que j’aime appeler la contraction du travail.

    Le travail ne disparaît pas par magie. C’est le temps entre les allers-retours qui disparaît. Le feedback loop, qui prenait des jours, se règle en quelques minutes.

    Sauf que je réalise une chose. Le cabinet n’était pas lent. Ce temps d’attente, c’était également mon temps de réflexion. Le moment où l’idée mûrissait pendant que je faisais autre chose.

    Là, toute la réflexion d’un mois est compressée dans un après-midi. Mon cerveau n’a jamais le temps de prendre une pause, pour prendre du recul.

    Une étude de BCG auprès de près de 1 500 travailleurs donne même un nom à ça : le « AI brain fry ». Une fatigue mentale à force de superviser l’IA…

    Ce que je tente de faire de plus en plus, c’est de terminer ce genre de bloc de travail, puis de le mettre de côté. Je le laisse reposer au moins une nuit avant d’y revenir et de continuer.

    Je réintroduis, ironiquement, une portion du délai que l’outil vient d’effacer.

    En ce moment, plein d’organisations se demandent comment réorganiser le travail avec l’IA. Si la réponse, c’est juste de le contracter, sans donner aux gens des mécanismes pour s’adapter, à long terme, je crois qu’on s’en va dans un mur…

    Ce gain de vitesse, on va le payer en humains.

    Publié d’abord sur LinkedIn. Image : Print Room, Pixabay.

  • Un dollar économisé vaut plus qu’un dollar gagné

    Un dollar économisé vaut plus qu’un dollar gagné

    Gagner de l’argent, c’est dur.

    En gagner du net, c’est encore plus dur. J’expliquais justement à l’équipe, dans notre rencontre mensuelle, comment 1 $ de dépenses de moins dans l’entreprise en valait au final pratiquement 10 $…

    Que ce soit au niveau personnel ou corpo, un rabais ou une économie, c’est du net.

    Cette semaine, j’ai passé 6 minutes au téléphone pour corriger une erreur dans un système de points : 29 $ de plus dans mes poches.

    Ça a l’air de pas grand-chose. Sauf que ce 29 $ est net. Pour le garder dans mes poches via un salaire, il faudrait que j’en gagne pratiquement le double.

    Pour la simplicité des mathématiques, c’est l’équivalent de 60 $ brut pour 6 minutes. Si on extrapole ça à un taux horaire, c’est 500 $/h. Le ROTI est juste absurde.

    Ceci n’est qu’un exemple, mais c’est le même principe pour la négociation des assurances, les forfaits cellulaires, etc. Je me fais un devoir de faire le tour de tout ça une fois par an; j’endure leur superbe musique d’attente!

    Ceci étant dit, ce qui me fascine le plus, c’est que les gens courent souvent après plus d’argent (c’est bien), mais il y a beaucoup de gains simples, des gains nets, qui traînent sans trop d’effort.

    C’est comme avec les systèmes de points : je ne comprends pas que tout le monde ne les utilise pas, c’est gratuit, aucun effort et tu reçois des primes… Est-ce de la paresse? Est-ce le fait que les montants unitaires ne sont pas élevés? Je ne sais pas trop.

    Bref, un dollar économisé en vaut plus qu’un dollar gagné.

    Publié d’abord sur LinkedIn. Photo : micheile henderson, Unsplash.

  • Trois abonnements où le prix n’a rien à voir avec la valeur

    Trois abonnements où le prix n’a rien à voir avec la valeur

    On parle souvent de « création de valeur »; en tech, c’est toujours un défi à définir. Mais c’est quoi, au fond, de la valeur? Pourquoi c’est si difficile à chiffrer?

    Je pense qu’une partie de la réponse est dans la perception. La valeur, c’est rarement quelque chose d’objectif. C’est le delta entre ce qu’on paie et ce qu’on ressent comme gain : en temps, en plaisir, en performance, en santé, etc. C’est souvent quelque chose de personnel, même en entreprise.

    Ça m’a fait réfléchir à certains de mes abonnements. Il y en a trois pour lesquels je me dis souvent que le prix est complètement dérisoire versus ce que je perçois comme valeur.

    Spotify, avec un compte familial. On écoute une quantité absurde de musique à la maison. Payer moins cher que le prix d’un CD par mois, pour accéder à pratiquement toute la musique qui existe… Pour un trippeux de musique comme moi, c’est une des meilleures affaires du siècle. Dites-leur pas, mais le prix pourrait monter de 10x, je serais encore client…

    Mon gym, deux à trois fois par semaine. Des machines, des poids, la salle multifonctionnelle, le sauna. La mensualité est tellement basse que je me demande comment ils font pour survivre. Juste en électricité, j’en ai pour mon argent!

    Mes abonnements IA. Pas seulement parce que j’opère dans le milieu, mais parce que pour moi, c’est un vecteur multiplicateur dans mon travail et aussi dans ma vie perso. C’est l’outil qui a le plus changé ma façon de travailler depuis un bon moment. Un autre endroit où le ROI est absurde.

    Bref, trois abonnements, trois cas où le prix n’a aucune corrélation avec la valeur perçue de mon côté.

    Et vous, c’est quoi le service ou le produit où cette corrélation inverse vous frappe le plus?

    Publié d’abord sur LinkedIn. Photo : Alexander Grey, Unsplash.

  • IA : quand les gains individuels ne deviennent pas organisationnels

    IA : quand les gains individuels ne deviennent pas organisationnels

    Ce qui est incroyable dans la phase actuelle avec l’IA, c’est qu’on peut générer plus d’idées, plus de concepts, plus de maquettes et même un MVP fonctionnel, en quelques heures.

    L’enjeu, c’est quand on veut que ça dépasse l’usage perso.

    Je suis moi-même dans ce bateau. J’ai des projets assez complexes dans Claude : plusieurs fichiers, des fichiers de référence, un script qui valide les versions. Ça fonctionne relativement bien pour moi, sauf quelques irritants.

    Ça se corse dès qu’on veut le partager avec un collègue, et ça se complexifie encore plus quand on veut collaborer sur le même projet. La gestion des versions, s’assurer que le « output » reste cohérent peu importe qui l’utilise, c’est exactement là que ça commence à être moins fluide…

    Je crois que c’est souvent à ce moment qu’on abandonne ces projets « cool ». Ça ne scale pas, alors ils se ramassent dans le bas de notre historique et ne vont jamais vraiment plus loin qu’une POC.

    Ça soulève une vraie question : est-ce un gain réel de productivité si ça reste confiné à une seule personne? Ou est-ce juste une optimisation individuelle, isolée, qui ne se propage pas dans le reste de l’entreprise?

    Comment fait-on pour que ces gains-là se pollinisent? Pour que ce qui marche pour une personne devienne un gain organisationnel?

    Je crois qu’on sous-estime grandement cette étape. On parle beaucoup d’adoption de l’IA au niveau individuel, mais très peu de comment on scale ces apprentissages à l’échelle d’une équipe ou d’une entreprise.

    Je suis curieux de savoir comment vous gérez ça dans vos organisations actuellement.

    Publié d’abord sur LinkedIn. Photo : Wolfgang Hasselmann, Unsplash.

  • Toujours enregistré : la normalisation silencieuse des appareils qui écoutent

    Toujours enregistré : la normalisation silencieuse des appareils qui écoutent

    On jase là, suis-je le seul qui trouve ça vraiment cringe de se faire enregistrer tout le temps?

    Depuis quelques mois, les devices se multiplient. Des appareils audio qu’on colle sur son cellulaire ou qu’on glisse dans sa poche pour transcrire toutes ses conversations. Des lunettes « intelligentes » avec micros et caméras, qui enregistrent constamment tout.

    Il y a également les casques VR, mais à la limite, c’est un choix personnel de laisser une entreprise capter ce qui se passe dans sa propre maison; on ne se balade pas encore avec ça dans la rue. Pour l’instant…

    Le problème, c’est que l’espace où on peut raisonnablement s’attendre à ne pas être capté rétrécit à vitesse grand V. Cellulaires, caméras de circulation, caméras dans les commerces, ça fait partie de notre quotidien. Là, on rajoute des appareils portables, discrets, banalisés, que des individus ordinaires vont promener partout.

    C’est quoi, la norme sociale ici? Légalement, ça dépend des juridictions, mais socialement, on n’a pas encore eu cette conversation sérieusement.

    Quand on voit quelqu’un avec des lunettes intelligentes, est-ce qu’on a le droit de lui demander d’arrêter d’enregistrer? Est-ce qu’on va devoir le préciser à chaque réunion, chaque souper, chaque rencontre? Et pour ceux qu’on ne voit pas venir ou qui sont trop loin de nous? On fait quoi dans un resto ou dans un mall?

    Je n’ai pas de réponse. Mais je pense qu’on sous-estime à quel point cette normalisation se fait vite et silencieusement…

    Les cages de Faraday ou les bloqueurs de signaux commencent à avoir l’air de moins en moins absurdes.

    Bref, je crois qu’il faut se poser sérieusement la question collectivement.

    Publié d’abord sur LinkedIn. Photo : Craig Pattenaude, Unsplash.

  • Expliquer l’IA à une classe de troisième année

    Expliquer l’IA à une classe de troisième année

    « Papa, peux-tu venir parler de ton travail dans ma classe? »

    J’ai évidemment dit oui à mon fils sans trop y réfléchir.

    Ensuite, je me suis demandé comment j’allais expliquer à une classe de troisième année c’est quoi l’intelligence artificielle. Pas si simple.

    Parce qu’expliquer l’IA à des enfants de 8-9 ans, c’est l’exercice « ELI5 », mais en vrai, avec une vingtaine de petits humains. Et laissez-moi vous dire que c’est pas mal plus difficile que de le faire avec des étudiants d’université en tech.

    Avec des enfants, il faut y aller avec des images, des analogies, des exemples simples qui font du sens dans leur monde à eux. Pour garder leur attention, oui, mais surtout pour rendre quelque chose d’hyper complexe compréhensible le plus simplement possible. C’est là le vrai défi.

    C’est là que j’ai réalisé que ce défi avec les enfants, c’est exactement le même que celui que l’on vit chez HalfSerious. Expliquer un concept technique à quelqu’un dans le même rôle que soi, facile! Mais dans la plupart des organisations, quand on introduit de la tech ou de l’IA, on ne s’adresse pas aux experts et aux geeks du bureau. On s’adresse au reste, à la masse, aux gens qui ont un bagage différent, des référents différents et qui ont besoin qu’on leur parle dans leur langue, pas dans la nôtre.

    Le vrai défi, c’est rarement de comprendre la technologie. C’est de la rendre compréhensible. Trouver les bonnes images, les bons exemples. Expliquer les opportunités sans survendre et les risques sans faire peur… Il faut favoriser l’adoption sans la forcer.

    Ici, je parle d’entreprise, mais nous avons un enjeu de littératie technologique à l’échelle de la société. Pas juste pour que les jeunes comprennent cette technologie à 8-9 ans, mais pour qu’ils continuent à s’y intéresser en vieillissant. Pour que les adultes d’aujourd’hui et de demain puissent comprendre ce qui se passe derrière les outils qu’ils utilisent chaque jour. Pas devenir des experts. Juste ne pas être des spectateurs passifs de quelque chose qui va transformer à peu près tout.

    Si les gens ne comprennent pas, comment voulez-vous qu’ils utilisent votre solution ou votre produit? Comment peuvent-ils comprendre pourquoi ça existe vraiment, pourquoi il faudrait l’utiliser ou non, dans quel contexte?

    Des fois, les meilleurs profs, c’est une classe de troisième année.

    Publié d’abord sur LinkedIn.

  • « Je ne sais pas » : les phrases que j’ai appris à dire trop tard

    « Je ne sais pas » : les phrases que j’ai appris à dire trop tard

    « Je ne sais pas. »
    « Je ne comprends pas. »
    « J’ai besoin d’aide. »
    « Je me suis planté. »

    Des phrases que j’ai appris à dire beaucoup trop tard.

    Pourquoi? Probablement un mélange d’égo, de vouloir prouver quelque chose, de sembler en maîtrise. Pour ensuite pédaler comme un débile pour livrer quand même. Ça vous dit quelque chose? Fake it till you make it…

    Il y a sûrement aussi une couche sociale là-dedans, qu’on ne peut pas ignorer. Un homme, ça doit être fort, pourvoyeur, pas trop émotif. Un directeur, ça doit avoir l’air en contrôle, même quand il croule sous la charge de travail ou que son stress est dans le tapis. On absorbe ça pendant des années sans trop s’en rendre compte.

    Ce qui est libérateur, c’est quand on commence à s’ouvrir. On réalise rapidement qu’on n’est pas si différents. Que les autres vivent pas mal les mêmes affaires, mais on ne fait juste pas s’en parler.

    Sinek a une idée que j’aime : viser à être la personne la moins « savante » dans une pièce. Pas par fausse modestie, mais parce que c’est là qu’on apprend le plus. Nos collègues pensent souvent la même chose que nous, ils ont les mêmes questions, mais ils attendent juste que quelqu’un le dise en premier.

    Aujourd’hui, j’essaie de dire ces phrases rapidement. De demander de l’aide quand j’en ai besoin. De dire clairement quand je ne comprends pas quelque chose. C’est tellement plus efficace et tellement moins épuisant que de se gonfler le chest et faker. En plus, ça aide tellement au niveau de la collaboration dans les équipes!

    Bref, j’assume pleinement (du moins j’essaie) mon côté imparfait et humain.

    Publié d’abord sur LinkedIn. Photo : visuals, Unsplash.

  • Le coût de sortie : pourquoi j’ai quitté Evernote après 15 ans

    Le coût de sortie : pourquoi j’ai quitté Evernote après 15 ans

    Un concept qu’on sous-estime souvent avec les outils technologiques, c’est celui du coût de sortie. Le coût de sortie, c’est quoi? En gros, c’est le coût de quitter un logiciel, une application… Pas seulement en argent, mais en temps, en énergie, et surtout en accès à ses propres données.

    Je viens de passer DES SEMAINES pour enfin quitter Evernote après 15 ans. Pourquoi? Hausses de prix constantes, changements d’hébergement cloud, export de contenu volontairement limité, et la cerise sur le sundae : l’ajout d’IA dans toutes mes notes personnelles. Désolé, mais je ne donnerai pas les clés de mon deuxième cerveau aussi facilement à une entreprise.

    Quelques semaines à trier des milliers de notes, à gosser avec des exports incomplets (merci, Evernote, pour la complexité délibérée) pour finalement tout effacer de leurs serveurs. Un processus qui m’a rappelé pourquoi je repoussais ce saut depuis les dernières années.

    Ma nouvelle solution est « local first » par design. Mes notes sont en Markdown, libres, portables, indépendantes de toute plateforme. Le coût de sortie, lui? Il est presque nul : apprendre un nouvel outil, mais mes données restent à 100 % les miennes.

    C’est un sujet qu’on ignore… jusqu’à ce qu’on doive s’en occuper. C’est un peu comme les backups : tout le monde sait qu’il faut en faire, mais personne ne le fait, sauf quand on a perdu ses données une fois!

    Bref, la prochaine fois que vous choisissez un outil, pensez-y.

    Publié d’abord sur LinkedIn. Photo : Rayson Tan, Unsplash.

  • Le vrai impact d’un gestionnaire

    Le vrai impact d’un gestionnaire

    Il y a quelques semaines, j’ai reçu ce message dans ma boîte LinkedIn.

    Je ne savais pas trop si je devais le partager. Mais j’ai décidé que oui, parce que c’est probablement l’une des plus belles reconnaissances qu’on peut recevoir en tant que gestionnaire. Savoir qu’on a fait une différence dans la carrière de quelqu’un, c’est ça, avoir de l’impact. Pas les KPI, pas les OKR. Ça.

    Ce qui me frappe, c’est que c’est souvent des années plus tard qu’on l’apprend. Je pense qu’il faut le dire quand on le ressent, parce que les gens qui ont cru en nous, qui nous ont « vus », méritent de le savoir, un jour…

    Ça m’est arrivé à la fin de mon retour aux études, dans une conversation avec un prof après un cours, pour m’ouvrir la porte à la maîtrise. Ça m’est arrivé au début de ma carrière, quand quelqu’un m’a donné ma première chance comme directeur. Ça m’est arrivé dans un paquet de situations. Ces moments-là ont changé quelque chose dans mon parcours.

    Bref, je vous invite à faire pareil, dans les deux sens. Remerciez ceux qui vous ont tiré vers le haut et, pour ceux que vous gérez, soyez des enablers.

    Certains viendront vous voir d’eux-mêmes, mais plusieurs attendent juste que quelqu’un aille les chercher.

    Allez les chercher.

    Publié d’abord sur LinkedIn.

  • Littératie technologique : le mythe du « digital native »

    Littératie technologique : le mythe du « digital native »

    On garroche des devices aux enfants en supposant qu’ils savent quoi en faire.

    Spoiler : ben non! Et la plupart des parents ne savent pas non plus.

    Le mythe du « digital native » qui maîtrise la tech parce qu’il est né dedans, c’est justement ça, un mythe. On confond utiliser avec comprendre et consommer avec maîtriser. Pendant ce temps-là, on n’a pas enseigné les bases. On a accumulé une dette de littératie technologique tranquillement, sans trop s’en rendre compte. L’humain est lent par rapport à la technologie…

    Quand on parle de littératie tech, on pense souvent à la sécurité. C’est légitime : avec l’IA, les fraudes sont de plus en plus sophistiquées et difficiles à détecter. Ça va juste empirer dans les prochains mois.

    Mais l’angle qu’on oublie presque toujours, c’est le savoir-être avec la technologie.

    Comment apprend-on à vivre avec elle de façon saine? Comment développe-t-on une relation intentionnelle avec des outils méticuleusement conçus pour capturer notre attention le plus longtemps possible?

    On jase là, mais on donne à des enfants des vortex attentionnels, des machines à dopamine optimisées par des milliers d’ingénieurs et de spécialistes adultes. Ensuite, on s’étonne que le temps d’écran soit si difficile à gérer.

    Les ados passent en moyenne 8 h par jour sur un appareil (données d’un centre de recherche au Québec). Et ça, c’est ceux en sport-études. Imaginez les autres!

    Ce n’est pas un jugement sur les parents, ni sur les profs. C’est un constat de société : on n’a pas capté ça assez rapidement, et on n’a pas dédié les ressources nécessaires. Je l’ai mentionné plus haut, l’humain est lent, mais là, il faut agir.

    On enseigne un paquet de matières à l’école et la littératie technologique devrait en faire partie. Pour moi, il s’agit d’une coresponsabilité avec les parents, sauf que comment enseigner quelque chose qu’on ne maîtrise pas soi-même? L’impact sur le développement, la santé mentale et la concentration des jeunes (et des adultes), c’est réel et c’est maintenant.

    Bref, ce n’est pas un sujet de recherche à planifier dans 5 ans, les données sont déjà là. C’est une urgence et il faut vraiment emboîter le pas en ce sens.

    Publié d’abord sur LinkedIn. Photo : John, Unsplash.